Les élevages porcins ne doivent pas être pérennisés et l’argent public ne saurait être injecté dans un secteur où la reconversion des employés devrait être une priorité. L214 énonce les principales raisons de cette décision positive pour la défense des animaux :
1. Le mal-être animal
Financer le secteur de l’élevage c’est financer des conditions de vie effroyables pour les animaux qui s’y trouvent. L214 rappelle en effet que 95% de l’élevage porcin français se fait de manière intensive. Mutilations et enfermement sont donc le lot quotidien de ces animaux et les normes ne sont pas respectées.
2. Subventionner l’élevage c’est subventionner le détournement de denrées alimentaires.
En élevage intensif le blé est la principale nourriture donnée aux cochons. Or la demande est élevée et le prix du blé augmente ; alors qu’un milliards d’humains souffrent de faim dans le monde, il est moralement impossible de subventionner une activité qui ne fait qu’accroître le prix de cette denrée vitale.
3. Le coût environnemental
La Bretagne, où sont concentrés plus de la moitié des élevages, fait désormais face à de gros problèmes de pollution. L’air mais aussi l’eau (cas des algues vertes) souffrent des rejets de ces industries. Il n’est pas acceptable de subventionner une activité qui met ainsi en péril l’écosystème français.
4. Le coût pour la santé
L214 rappelle que « le risque de cancer colorectal est augmenté de 21% par portion de 50 g de charcuterie consommée par jour » et que la consommation de viande favorise le surpoids. Les Français consomment beaucoup trop de viande ; il n’y a pas besoin de les encourager.
Pour lire le communiqué complet : http://www.l214.com/communications/20100913-Bruno-Le-Maire-aucune-subvention.html Photo : http://www.flickr.com/photos/10161023@N04/2291177080/















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