Pour le savoir, ils ont accroché un drap recouvrant la moitié de la surface de la vitre afin de leur permettre de se cacher et de se protéger du regard des visiteurs s’ils en ressentaient le besoin. Et contrairement à toutes les attentes, c’est bien l’opposé qui s’est produit ; les orangs-outans ont en effet préféré rester à découvert, assis à observer les humains de l’autre côté de la vitre. L’étude a ainsi montré que les singes passaient quatre fois plus de temps à regarder les gens passer qu’à se cacher derrière le drap. Pour le professeur Hemsworth, expert en bien-être animal, cela ne fait aucun doute : cela « suggère que les humains sont intéressants pour les orangs-outans ». Pour lui, « les résultats indiquent que les visiteurs pourraient être un stimuli et avoir un effet enrichissant sur le comportement animal ». Il ajoute que les recherches mériteraient d’être étendues à d’autres espèces gardées en captivité.
« Intéressant », « stimulant », « enrichissant »… Bien sûr, il y a fort à parier pour que les humains, ces étranges bipèdes dégarnis, constituent une distraction agréable pour les orangs-outans qui n’ont au final pas grand chose d’autre à faire que de les regarder passer… Mais peut-on réellement prendre pour argent comptant les résultats d’une étude menée sur des animaux captifs, loin de leur habitat (et donc coupés de leurs comportements naturels) et sans doute sujets à l’ennui ?















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