
Partout dans le monde, les associations dénoncent un procès truqué basé sur un délit d’opinion. « On a dit qu’ils étaient des membres de l’organisation unique coupable de tous les délits commis au nom de la cause animale sans qu’il y ait établissement de leur responsabilité personnelle dans ces délits », explique Brigitte de L214. « Cela montre une volonté délibérée de désorganiser la protection animale autrichienne, dont il faut rappeler qu’elle a obtenu des succès très remarquables en Europe (…) On leur reproche d’avoir des idées en commun, c’est-à-dire les droits des animaux, avec d’autres gens qui font des actions de type ALF. C’est très grave car cela instaure le délit d’opinion ». Ils risquent actuellement jusqu’à 5 ans de prison.
Les militants des trois associations présentes hier matin ont ainsi souhaiter affirmer leur soutien et leur solidarité avec les militants autrichiens en organisant un happening avec déguisements de bagnards, banderoles et slogans. Des photos de la manifestation ainsi qu’une carte seront envoyés aux militants actuellement emprisonnés.
Bien entendu, une question vient alors à tous les militants de la cause animale en France : une telle situation pourrait-elle se produire dans notre pays ? Déjà en juin 2009, la Ligue de Droits de l’Homme dénonçait le caractère dangereux des lois anti terroristes françaises et des contours particulièrement flous : « Il suffit de deux personnes pour constituer un groupe terroriste », lit-on dans ce rapport, « et il suffit d’un acte préparatoire pour que l’infraction soit caractérisée (…) il peut s’agir du simple fait d’entreposer des tracts chez soi. Surtout, n’importe quel type de relation – même ténue ou lointaine, voire amoureuse ou amicale – avec l’un des membres constituant le « groupe » suffit pour être impliqué à son tour. C’est pourquoi, sur dix personnes incarcérées pour des infractions « en rapport avec le terrorisme », neuf le sont sous cette qualification. »

Sites web :
http://www.autriche-la-honte.org/














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