Paul Watson, fondateur de l’association Sea Shepherd, était de passage à Paris la semaine dernière à l’occasion de la projection du film "At the Edge of the World" (voir news du 22 mars dernier) et en a profité pour évoquer, au moment de la conférence de presse qui a suivi, la prochaine campagne de l’association qui consistera à faire la chasse aux tonniers pratiquant illégalement la pêche au thon rouge en Méditerrannée. Le Point a profité de la présence de Watson dans la Capitale pour lui poser quelques questions. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne mâche pas ses mots :
lepoint.fr : Captain, comment s’est déroulé votre 6e campagne antarctique contre les baleiniers japonais ? Captain Watson : C’est la plus réussie de toutes. Face à nos attaques, les Japonais n’ont pu rapporter que la moitié de leur quota. Nous leur avons occasionné ainsi 80 millions de dollars de perte. Mais cette campagne a été la plus périlleuse, nous y avons perdu un bateau éperonné par un baleinier.
Une défaite en mer pour le Japon, mais une victoire totale à la Cites où il a réussi à éviter toute restriction de commerce sur le thon et les requins.. À mes yeux, la Cites a perdu toute crédibilité. Je suis très déçu. Les pays ont rejeté tous les critères scientifiques pour des critères économiques et politiques. C’est pour cela que nous serons en Méditerranée en mai et juin pour empêcher la pêche illégale du thon rouge. Nous ne resterons pas passifs devant le massacre de l’une des plus belles espèces marines. Aujourd’hui, les hommes mangent les océans. Si ceux-ci venaient à mourir, alors notre civilisation pourrait s’effondrer, comme celle de l’île de Pâques après la destruction de tous ses arbres par ses habitants. Les pêcheurs industriels sont l’espèce la plus destructrice sur Terre. Par cupidité !















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