
Que s’est-il passé ? Il semblerait que le Japon, premier consommateur de thon rouge, ait été entendu par ses alliés. Depuis la décision annoncée le 10 mars dernier par l’Union Européenne de soutenir le projet d’interdiction développé par Monaco, le Japon n’avait en effet pas hésité à clamer haut et fort son désaccord, allant jusqu’à contredire les experts et à affirmer que le thon rouge n’était pas en voie d’extinction. Alors que l’Union Européenne proposait de mettre en place un groupe de travail visant à apporter d’éventuels amendements à la proposition originelle, La Lybie appuyée par le Soudan a tout fait pour que le vote se déroule le plus rapidement possible. Ce fut chose faite, avec les conséquences que l’on connaît.
Les associations écologistes sont bien évidemment consternées. C’est pour elles une « funeste journée pour la biodiversité marine », un « véritable tsunami d’inconsciences » (WWF), un « échec des gouvernements présents à la Cites » (Greenpeace). De son côté, Sea Shepherd a d’ores et déjà annoncé le lancement en avril d’une campagne en Méditerranée et destinée à intercepter les bateaux pratiquant la pêche illégale du thon rouge.
Reste encore un dernier espoir pour le thon rouge : celui de l’Iccat, l’organisme qui s’occupe de gérer les quotas de pêche. Ses membres se réuniront en effet à Paris en novembre ; peut-être décideront-ils de baisser radicalement les quotas de pêche.
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(Article publié par Aurélie Barthly sur le site vert2terre.fr)














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