
Après avoir visionné des images montrant des activistes demandant à faire changer le statut de l’animal dans le Code Civil (afin qu’il ne soit plus un simple « meuble), il s’est agacé puis énervé, affirmant que la défense des animaux était « un combat à la noix (…), un faux combat » et qu’il y avait « des choses plus graves dans la vie ».
Sachez, Monsieur Fugain, que s’occuper des animaux n’implique pas de se désintéresser des humains et que les défenseurs de ceux qui ne peuvent parler pour eux-mêmes n’effectuent, eux, aucun classement parmi les souffrances, qu’elles soient humaines ou animales. Devrions-nous, sous prétexte que des enfants meurent de maladie, supporter que les animaux soient victimes de mauvais traitements ? Et lorsque vous vous occupez d’enfants leucémiques, que faites-vous des Africains mourant de faim ? Voyez, Monsieur Fugain : nul ne peut être partout et les combats à mener sont nombreux. Pourquoi seraient-ils opposés les uns aux autres ? S’occuper de l’animal n’interdit aucunement de s’occuper de l’humain, l’essentiel restant, comme toujours, de ne pas rester les bras croisés à ne rien faire. Sachez également que la protection animale n’est pas un combat « facile » ainsi que vous l’affirmez ; que les militants, sur le terrain depuis des années, ont beaucoup de mérite à faire ce qu’ils font au vu du peu de considération (il suffit de vous écouter) accordé à leur combat. Le vôtre est celui des enfants malades, c’est parfait ! Cependant, ne vous prenez pas pour ce que vous n’êtes pas et ne vous permettez pas de décider de ce qui est important ou pas. D’autres ont choisi une voie différente de la vôtre, et que cela ne vous dérange pas ; il y a bien assez d’injustices dans ce monde pour que chacun trouve quelque chose contre lequel se battre.














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