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Paris Vegan Day J-5 ! Interview de Caroline Pivain

26 septembre 2011

Cette interview est extraite de l’édition septembre-octobre de VegMag.

Quelle est l’origine du Paris Vegan Day ?

L’idée du Paris Vegan Day est née de la rencontre entre l’équipe de ’’The Gentle Gourmet’’ (Chambre d’hôtes végane à Paris) et les fondateurs de ’’VG-Zone.net’’. Avec l’aide de bénévoles, ils mirent en place le concept d’un salon représentant l’art de vivre et la philosophie végane.

Combien de temps vous faut-il pour préparer ce salon ?

La première édition fut organisée en 6 semaines car la décision fut faite rapidement et nous voulions absolument faire un événement pendant le mois de novembre, mois international du véganisme.

La deuxième édition nous a prit une année entière de travail avec un temps plein bénévole car le véganisme est un sujet très large et nous voulions qu’il soit le mieux représenté. Pour la troisième édition, il nous faut 9 mois car nous commençons à prendre nos aises dans l’événementiel suite à la participation de plusieurs manifestations, de rencontres et d’apprentissages avec des professionnels. Cela n’empêche que je fais bien travailler nos bénévoles !!! (rire)

Quels sont les changements et innovations apportés cette année ?

Tout d’abord, nous avons pris la décision de faire du Paris Vegan Day 2011 un vrai week-end et non une seule journée pour que plus de personnes en profitent. Une autre innovation pour le salon 2011 est la dominante européenne. Nous allons faire intervenir des exposants et des conférenciers majoritairement européens pour limiter notre impact écologique. Les conférences avec l’international seront en direct via Internet.

L’entrée libre et non gratuite. L’année dernière l’association a eu de gros problème financiers et même si la générosité des gens s’est vue suite à notre demande d’aides, cela n’a pas suffit à tout couvrir. C’est pourquoi nous demandons à tous les visiteurs de donner ce qu’ils peuvent.

Quel type de public avez-vous attiré lors des éditions précédentes ?

Nous avons eu une grande variété de personnes l’année précédente : personnes dans la BIO, des écolos, des véganes, végétariens, curieux du quartier, visiteurs du dimanche…

Le végétalisme est encore très mal vu par le corps médical français, particulièrement vis à vis des enfants. Recevez-vous des critiques de professionnels de la santé ?

Nous ne recevons pas beaucoup de questionnements mais sachant que nous nous spécialisons dans l’événementiel végane, nous les invitons à contacter des associations spécialisées (AVF, Société Végane, APSARES par exemple).

Si vous deviez retenir une chose de l’an passé, qu’est-ce que ce serait ?

En dehors de faire attention au budget, ce serait de toujours garder notre âme de compassion, de bonne humeur et cet esprit de fête. Nous sommes contre le fait que le salon Paris Vegan Day devienne un salon commercial comme les autres !

Comment l’événement est-il financé ?

Pour équilibrer le budget, nous devons faire payer les stands par les entreprises et les associations. puis nous comptons sur les donations, adhésions de membres, ventes de produits (tee-shirt, mugs, poster, etc…) et par le prix libre à l’entrée du salon. Ce prix libre est très important car les gens doivent comprendre que ce salon est très important pour le véganisme en Europe et que sans aide financière de la part du public nous ne pourrons poursuivre.

Cette année, les stands sont payants, est-ce un frein pour les exposants ?

Cela peut-être un frein pour les sociétés étrangères mais pas pour les exposants français. Il y a un tel potentiel dans ce magnifique salon ! Les gens y découvrent les dernières nouveautés et aiment acheter ! En même temps, ce n’est qu’une fois par an et c’est bien de se faire un plaisir 100% sans cruauté ! Les exposants et le public s’y retrouvent donc !

Avez-vous de nombreux bénévoles pour vous aider à organiser ?

Nous sommes une belle vingtaine à s’entraider pour organiser le salon. Nous avons défini des responsables d’équipe et le tout chapeauté par la présidente de l’association Deborah Brown et moi.

Comment définiriez-vous l’ambiance du Paris Vegan Day ?

L’ambiance du Paris Vegan Day est définissable comme un moment de joie, de bonne humeur, d’amitiés. Personne ne se sent jugé et on ressent une atmosphère positive dès qu’on y rentre !

Quels sont, selon vous, les principaux obstacles au véganisme ?

La peur de ne pouvoir se nourrir correctement. Les carences est le sujet qui revient constamment. Puis il y a aussi la peur de ne pas trouver à manger dans les supermarchés, les restaurants. Pour finir, c’est la force de la tradition culinaire française… Mais il y a des solutions à tout cela et pour les connaître, il faut venir au PVD 2011 !

Que diriez-vous à quelqu’un qui aimerait devenir végane mais n’en ressent pas le courage ?

Que c’est la meilleure chose qui puisse vous arriver et que nous avons tous eu cette fameuse période de transition où tout change, où l’on regarde toutes les étiquettes, où l’on désespère à comprendre comment cuisiner le tofu, le tempeh et le seitan, où l’on se sent fatigué (car le corps se détoxifie), et où tout le monde vous dit que vous êtes fou etc., mais on s’habitue extrêmement vite ! Et que tout cela n’est qu’une broutille par rapport à tout ce que vous allez vivre après (joie de vivre sans cruauté, votre corps se raffermit et devient plus beau, etc…)

Retrouvez l’interview dans son intégralité dans VegMag n°40

Mots-clés :  Véganisme