Lorsque l’on s’intéresse à la question animale, on se demande parfois si les intellectuels et les élites philosophico-littéraires se sentent sincèrement concernées par le sort des êtres sensibles… Surprise, récemment un captivant éditorial de Joseph Macé-Scaron (directeur de la rédaction du Magazine Littéraire ) présente le dernier livre de Jonathan Safran Foer (sorti le 6 janvier 2011) avec une perspective remarquable de justesse. Je ne résiste pas à la tentation de vous en livrer quelques extraits :
Comme le souligne Joseph Macé-Scaron, la lutte intellectuelle pour les animaux passe aussi (et peut-être surtout et d’abord) par la sphère des auteurs de fiction dont l’approche est sensiblement plus pragmatique que celle des philosophes (très abstraits). Bonne nouvelle pour le végétarisme et pour les animaux donc. Pour compléter la présentation de l’essai de Jonathan Safran Foer, je reprends ici la critique et les mots de Joseph Macé-Scaron :
Une question résonne donc, claire, imparable et dérangeante (pour ceux qui se sentiront concernés)… Faut-il manger les animaux ? Nous savons bien que la littérature se distingue d’autres arts (peinture, sculpture, musique, chanson) par sa capacité unique à ralentir le temps et à exprimer toute la subtilité de la pensée humaine (avec ses méandres, ses paradoxes, ses hésitations merveilleuses ou inquiétantes). C’est sans doute un peu de cela qu’à besoin le mouvement végétarien aujourd’hui… Une dimension littéraire pour toucher les indécis. Que les mots forment une fiction, ou comme dans le cas du livre dont on parle, un essai…
(Selon l’éditeur) "Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. […] J.S. Foer […] se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe."
Merci à Jacqueline Bousquet (www.arsitra.org) d’avoir porté à notre attention cet éditorial passionnant. Peut-être pouvons-nous finalement compter aussi sur les littéraires, et rallier par la littérature de nouvelles personnes à la cause du végétarisme. Les intellectuels sont parfois irritants avec leur manie d’intellectualiser (je le fais aussi plus qu’à mon tour, donc, je les comprends bien). Mais il faut admettre que certaines réalités méritent d’être explorées de manière approfondie et décryptées comme il se doit. C’est tout le pouvoir des mots…
Relèverez-vous ce défi littéraire ?
Et peut-être pouvons-nous aussi apporter notre contribution littéraire et servir de ce fait la condition animale également d’une manière intellectuelle, ce qui nous changera des manifestations, pétitions, stands et autres joyeusetés concrètes !
Puisque l’imagination, les mots et les idées ont leur importance dans notre engagement pour les animaux, et parce que nous aimons lire et écrire… l’équipe de VegMag vous propose un concours de nouvelles (7000 signes maximum) avec pour thème :
"Ce jour marqua le début du bonheur des animaux…"
Envoyez vos nouvelles (petites fictions originales d’humeur positive) à redaction vegmag.fr.
Date limite de participation 28 février 2011.
3 nouvelles seront sélectionnées par l’équipe de rédaction, et publiées par VegMag. Les gagnants remporteront un exemplaire de l’essai Faut-il manger les animaux ?, ainsi qu’un abonnement de 6 mois (pour la personne de votre choix) aux magazines VegMag et Regard Animal.
A vos stylos ou à vos claviers, pour les animaux !














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