VegMag - magazine sur le végétarisme, les animaux, l’écologie, l’humanitaire et la santé
Paris Vegan Day
Accueil >  Actus >  Animaux >  Tuerie de renards dans le Doubs : lettre de Brigitte Bardot

Animaux

le Facebook de VegMag

VegMag vous recommande :

Animavie

Alliance Ecologiste Indépendante

Alternature

Resto Vege.fr

  • Agrandir la taille du texte
  • Réduire la taille du texte
  • Imprimer cet article
  • Envoyer cet article par mail
  • Commenter cet article

Tuerie de renards dans le Doubs : lettre de Brigitte Bardot

18 septembre 2011

Voici la lettre ouverte de Brigitte Bardot au ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, suite à la diffusion, ce vendredi 16 septembre, d’un reportage dans le 13h de TF1 sur la tuerie de renards dans le Doubs.

Voir la vidéo :

http://videos.tf1.fr/jt-13h/chasse-aux-renards-dans-le-doubs-6709733.html

Madame la Ministre,

Je n’en peux plus, j’en ai marre de voir qu’en France on « gère » les populations animales en leur tirant dessus comme nous venons de le voir aujourd’hui encore au 13h de TF1 avec les tueries organisées dans le Doubs, à Bart, où 17 renards ont été abattus en quelques jours.

Dix sept bêtes dont le crime suprême est de s’être approchées de l’homme, certaines ayant bu de l’eau dans une piscine, il n’en fallait pas plus pour les condamner à mort !

Mais dans quel monde vit-on ? Comment peut-on légitimer et accepter ces massacres qui me révoltent et me font honte ?

Madame la Ministre, vous avez le pouvoir d’agir alors agissez, immédiatement, il n’est pas normal de considérer des espèces animales comme étant « nuisibles », elles ne le sont pas et je ne veux plus entendre parler de ce classement indigne qui autorise n’importe qui à tuer n’importe quand et n’importe comment ces animaux nécessaires à l’équilibre et au respect de la biodiversité.

Je ne veux plus entendre de beaux discours, la nature et les animaux ne nous appartiennent pas, alors intervenez car nous ne devons plus accepter l’inacceptable.

Ces images de renards tués pour rien, juste parce que leur simple vue dérange le confort de certains, me dégoutent au-delà des mots, elles me bouleversent mais je ne pleurnicherai pas dans mon coin, il faut que cela change, vous avez ce pouvoir alors bougez-vous !

Dans ce reportage écœurant, on prétend que les déjections des renards représentent un danger car elles pourraient transmettre l’échinococcose alvéolaire. Les chiens et les chats peuvent eux aussi transmettre cette zoonose alors devront-ils être tous abattus eux aussi ?

La seule espèce nuisible sur cette terre est l’homme, ça c’est une évidence et c’est incontestable alors arrêtons de persécuter les animaux, arrêtons de les flinguer à tout va, de les exploiter et supprimons cette classification des « nuisibles » qui rappelle d’autres classifications qui font honte à l’humanité !

Je n’attends pas de réponse écrite mais une action immédiate, ne me décevez pas.

Brigitte Bardot
Présidente

Que répond la Fondation Brigitte Bardot aux accusations faites au renard vis à vis de la maladie qu’il propage par ses déjections ?

Comme il est dit dans la lettre de Brigitte Bardot, l’échinococcose alvéolaire peut, effectivement, être transmise par le renard comme elle peut être transmise par les chiens, chats… On ne peut pas tuer la nature et toutes les espèces animales simplement par « mesure de précaution », c’est totalement stupide, cela ne justifie nullement un massacre. L’homme prend bien plus de risques avec la viande et les produits chimiques qu’il ingurgite qu’en vivant dans une nature préservée… Ces renards sont tués car ils sont devenus visibles, certains osant même boire un peu d’eau dans une piscine !!! La FBB n’apporte pas de réponse d’ordre sanitaire mais rappelle simplement que l’homme n’est qu’une espèce animale parmi des millions d’autres et qu’il doit enfin apprendre à cohabiter avec les autres espèces plutôt que flinguer tout ce qui bouge, c’est une honte d’avoir un tel comportement et nous le dénonçons fermement.

Christophe Marie

Directeur Bureau Protection Animale

Et porte parole de la Fondation Brigitte Bardot

par Julie

Mots-clés :