« Que les lobbies des tortionnaires d’animaux soient très écoutés du gouvernement, nous l’avons bien compris. Il n’y a qu’à voir la liste de cadeaux faits à la Fédération nationale des chasseurs, si longue qu’il serait fastidieux de la reproduire ici. La corrida, faut-il le rappeler, est une dérogation à la législation pénale en matière de maltraitance animale. En effet l’article R. 654-1 du code pénal, après avoir énoncé les peines sanctionnant les mauvais traitements sur un animal domestique, précise :
« Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. »
Ladite tradition ne fut importée qu’en 1853 d’Espagne, où elle est de nos jours décriée aussi vivement qu’elle peut l’être en France (rappelons que la Catalogne l’a aboli en 2010). Dès lors, qu’est-ce qui peut inspirer cette soudaine volonté gouvernementale d’inscrire la corrida française au patrimoine immatériel français ?
Quand corrida et politique faisaient bon ménage
Réponse : la volonté de séduire certains électeurs, évidemment. Notre gouvernement en chute libre dans les sondages espère trouver chez les aficionados, comme chez les chasseurs, des voix pour 2012. »














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