La SPA, alertée au sujet d’un troupeaux de taureaux dans un état « déplorable », avait contacté la DDPP (direction départementale de la protection des populations) afin que cette dernière prenne des mesures. La saisie s’est effectuée sans difficulté : « Les 102 animaux, des femelles sur le point de mettre bas, des veaux et des taureaux, très affaiblis, n’étaient ni nourris, ni soignés. Heureusement, les bêtes rescapées ne souffraient d’aucune maladie contagieuse », a expliqué Daniel Meyssonnier, président de la SPA de Provence interrogé par le journal Midi Libre.
L’éleveur avait déjà été repéré par la DDPP qui l’avait sommé d’apporter des soins à ses animaux et avait retrouvé des cadavres d’animaux au cours de contrôles effectués au mois de février. Face à l’absence de réaction, une plainte a été déposée auprès du procureur de la République de Nîmes. La SPA lance aujourd’hui un appel à la solidarité ; les animaux devront être soignés et l’opération coûtera environ 7000 euros par mois. « On ne s’improvise pas éleveur. Il faut être solide sur le plan financier pour payer le fourrage et les soins. Il faut aussi disposer d’une surface suffisante de pâturages. Nous sommes très vigilants car nous savons déjà eu un cas similaire dans le Gard à l’automne dernier. La DDPP multiplie les contrôles pour éviter que des taureaux en mauvais état participent aux fêtes locales, car cela porte atteinte à l’image des traditions », a expliqué Thierry Laurent, directeur de cabinet du préfet du Gard.
Source : http://www.midilibre.com














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