
L’ours était devenu célèbre en 2006, alors qu’il avait survécu à sa naissance en captivité, fait rarissime pour cette espèce. Rejeté par sa mère, il avait été élevé par un soigneur, Thomas Dörflein, qui le nourrissait au biberon, dormait avec lui, le lavait et l’accompagnait au cours de ses apparitions en public.
Knut était ainsi rapidement devenu une véritable star… et un parfait filon commercial, le zoo allant jusqu’à déposer son nom en tant que marque pour vendre des produits dérivés. Une situation qui a rapidement agacé les associations de protection des animaux qui y voyaient évidemment une instrumentalisation de l’animal par ailleurs trop attaché à son soigneur et transformé en animal domestique. La situation s’est par ailleurs rapidement dégradée après le décès de Dörflein en 2008 ; Knut, trop gros et dépressif, semblait mal supporter les visiteurs (le record a été établi à 400 000 personnes en août 2007) et il a été retrouvé mort dans son bassin samedi 19 mars vers 15 heures. Une autopsie sera réalisée pour déterminer les causes exactes de son décès. Une preuve de plus que malgré la volonté affichée des zoos de participer à la protection des espèces, un animal ne pourra jamais être heureux enfermé dans un enclos, contraint de supporter la proximité des visiteurs et soumis à une célébrité forcée.
Voir aussi : Knut, le célèbre ours polaire du zoo de Berlin, souffrirait de troubles liés à sa captivité
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110319.FAP6648/knut-est-mort.html














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