Pour cela, les scientifiques ont étudié les relations entre les poules et leurs petits. Ils ont placé les poussins en situation de stress en ébouriffant leurs plumes grâce à de l’air. Les petits montraient évidemment des signes de mal-être, signes retrouvés chez leurs mères avec, entre autres signes caractéristiques du stress chez ces animaux, une augmentation du rythme cardiaque et plus de pépiements en direction de leur progéniture.
« Notre étude s’est penchée sur la question fondamentale qui est de savoir si les oiseaux ont la capacité de faire preuve d’empathie », a expliqué le scientifique en charge de l’étude. « Nous avons découvert que les femelles adultes possèdent au moins un des attributs essentiels de l’empathie, la capacité à être affecté par l’état émotionnel d’autrui et à le partager ».
De quoi remettre largement en question l’élevage en batterie qui regroupe des milliers de poulets et de poules évidemment stressés (parfois volontairement, par des manipulations de la lumière destinées à augmenter la fréquence de ponte) et souvent blessés (le cannibalisme et l’auto-mutilation sont des phénomènes courant dans ces élevages) dans des surfaces évidemment trop restreintes pour assurer des conditions de vie acceptables à ces animaux.
Photo : http://www.flickr.com/photos/light_and_time/3108329519/















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