Des milliers de scientifiques venus du monde entier, 1500 ONG et 300 000 citoyens ont signé cet appel. Face à l’augmentation du nombre de maladies touchant les enfants de plus en plus jeunes (les cancers infantiles augmentent d’1% chaque année), ils demandent à ce que les gouvernements se penchent sérieusement sur des mesures visant à réduire le risque environnemental. Le BPA dans les emballages alimentaires devrait par exemple être interdit, mais il n’est pas seul à menacer les enfants. Pesticides, parabens, alliages à base de mercure, phtalates, champs électromagnétiques… sont autant de sources de pollution qui nuisent à l’enfant avant même sa naissance. « Il y a une programmation très précoce de ce qui va se passer à l’âge adulte (…) Un jour cela va poser un problème à l’espèce, cela n’est pas anodin », affirme le Pr Patrick Fenichel, endocrinologue à l’Inserm.
Pourtant, malgré les preuves fournies par les scientifiques, les mesures tardent à être mises en place et le principe de précaution n’est pas appliqué pour la santé humaine. « L’action politique est beaucoup trop lente, il faut des changements immédiats », résume Genon Jensen, directrice exécutive de l’Alliance pour la santé et l’environnement.
En attendant, les citoyens avertis n’ont d’autre solution que de tenter de réduire au maximum ce risque. Consommer bio, éviter certains plastiques, utiliser des cosmétiques sans paraben et surtout se renseigner sans cesse… sont de petites actions qui mises bout à bout peuvent participer à la réduction du risque. En attendant une prise de conscience politique qui, on l’espère, se fera le plus rapidement possible.
Site web : L’appel de Paris
Source : AFP.















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