Le cancer de l’œsophage, sixième cause de mortalité par cancer dans le monde, touche chaque année 5000 Français. Une affection répandue, donc, et qui intéresse les scientifiques aux quatre coins du globe. Les chercheurs savaient déjà grâce à de précédentes études que les fraises avaient la capacité d’inhiber les tumeurs. Ils ont souhaité pousser l’expérience un peu plus loin et ont recruté 36 personnes de moins de 55 ans atteintes d’un cancer de l’œsophage. Il leur a été demandé de consommer chaque jour 60 grammes de fraises lyophilisées (car plus concentrées que les fruits frais) et dissoutes dans l’eau.
Les résultats au bout de six mois sont très intéressants : pour 29 des 36 patients la croissance des cellules cancéreuses a été au moins ralentie. Pour le dr Tong Chen, qui présentait les conclusions de l’étude au meeting annuel de chercheurs américains contre le cancer, « cette étude est très importante » car elle montre « que les fraises peuvent diminuer le grade histologique des lésions précancéreuses et peuvent aussi réduire certaines évènements liés au cancer tels que la prolifération, l’inflammation et l’activité génique des cellules ». Reste à voir quels sont les éléments et processus impliqués ayant permis d’arriver à un résultat si prometteur















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