par Virginie Lapa
Le réalisateur présente l’exemple du Danemark qui, ayant pris conscience de sa dépendance au pétrole à l’occasion du dernier choc pétrolier, a fait le choix de développer l’utilisation des énergies renouvelables et a réussi le pari de l’autonomie énergétique totale pour certaines régions grâce aux éoliennes.
Dans les pays du Tiers Monde, c’est 2 milliards de personnes qui n’ont pas encore accès à l’électricité. Les revenus de la population représentent seulement 2 à 8 % de ceux des pays développés et pourtant, le coût des énergies fossiles, exploitées par quelques pays seulement, est le même pour eux et ne leur permettra pas de se hisser au même niveau énergétique.
Il est donc indispensable de développer des alternatives disponibles localement et à moindre coût, comme c’est le cas au Mali ou au Bengladesh, par exemple, où des panneaux solaires sont installés et où la population est formée à cette nouvelle technologie.
L’accès à l’électricité favorise le développement de l’économie locale, de l’éducation scolaire, de la prise en charge de soin dans les hôpitaux grâce à une plus grande amplitude des heures de travail.
Dans les pays développés aussi, la question du développement des énergies renouvelables par rapport aux énergies fossiles se pose. Et tous les pays n’apportent pas la même réponse.
Certains, comme la France, choisissent de rester sur un modèle centralisé, basé sur les énergies fossiles et l’énergie nucléaire alors que d’autres, comme le Danemark ou l’Allemagne, font le pari d’un modèle décentralisé, basé sur une autonomie individuelle, locale, régionale puis nationale, réduisant ainsi leur importation d’énergie.
Dans les prochaines décennies, la pénurie des ressources en énergie fossile ou en uranium, les changements climatiques en cours, la hausse des prix de l’énergie, mais aussi la vulnérabilité évidente face aux risques d’accident ou d’actes terroristes, devraient tous nous orienter vers un système décentralisé. Mais cette transition sera certainement lente et difficile.
En attendant, des enjeux financiers importants poussent encore la plupart des pays industrialisés à investir dans le développement de système permettant de réduire l’impact de leurs rejets sur l’environnement sans rien changer à leur mode de vie, comme les systèmes de captage de CO2, chers et polluants… plutôt que dans le développement des énergies renouvelables.
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