Qu’est-ce que la bio-cohérence ?
Qui n’a jamais fait, dans son quotidien, des choix écologiques d’une part et des gestes polluants d’autre part ? Des actes solidaires pour les uns et égoïstes pour les autres ? Les incohérences sont partout :
Nous sommes nombreux par exemple à choisir des cosmétiques bio pour éviter les substances cancérigènes, tout en utilisant du coton non bio, qui provient de l’une des cultures les plus toxiques au monde : les cotonniers d’agriculture conventionnelle sont aspergés d’insecticides jusqu’à 40 fois par cycle de production, ce qui empoisonne tout l’écosystème, hommes et animaux d’élevage inclus ;
Nous préférons la douche au bain pour économiser 120 litres d’eau, mais achetons un jeans qui aura nécessité de 5 000 à 25 000 litres d’eau pour sa fabrication ;
L’Union Européenne qui finance le programme « LIFE + » pour la protection des habitats naturels, va financer parallèlement la construction d’infrastructures destructrices. C’est le cas en Espagne, où se construisent des barrages et autoroutes sur le territoire du lynx ibérique dont l’espèce est déjà gravement menacée d’extinction, etc.
Les liens cachés
Les domaines de l’écologie, de la santé, de l’humanitaire et de la condition animale connaissent une multitude d’interconnexions :
En encourageant le commerce équitable par solidarité aux petits artisans, nous controns l’expansion des surproductions industrielles polluantes. En choisissant une alimentation bonne pour la santé, nous nous tournons vers une agriculture bio et respectueuse des animaux ; les déséquilibres environnementaux (raretés de ressources, réchauffement climatique…) sont à l’origine de nombreuses guerres, etc.
Face à ce constat, pourquoi choisir de soutenir un domaine plutôt qu’un autre, puisque l’amélioration d’une cause dépend de l’amélioration des autres causes ? Les actes bio-cohérents sont ceux qui nuisent le moins possible à la fois à l’environnement, à autrui et à nous-mêmes. Mais est-ce possible d’y parvenir ?
Ces blocages qui nous empêchent d’être bio-cohérents
Plusieurs facteurs expliquent les raisons de notre inertie face aux problèmes planétaires qui nous concernent tous.
Être bio-cohérent n’est pas un acte anodin. C’est un bouleversement tout entier de notre mode de vie qui va demander de nombreux efforts :
- aller chercher une information souvent dure à concevoir et culpabilisante,
- mettre en pratique des alternatives parfois difficiles à trouver,
- accepter de payer le vrai prix des choses, de communiquer, car la bio-cohérence nous amène à partager nos valeurs.
C’est pourquoi, par tranquillité d’esprit, pour se sentir plus heureux, beaucoup choisissent de ne pas savoir.
Un autre blocage est la crainte d’être marginalisé : en allant à l’encontre de notre éducation, notre culture et ses traditions, notre système, nous pensons nous retrouver isolés.
Avancer ensemble
Heureusement, de plus en plus de personnes s’engagent à améliorer l’état de la planète, par une remise en question de leurs comportements. Les évènements tels que les projections de documentaires et les festivals écologiques attirent les foules, les débats y sont passionnés et les idées fusent. De ces rassemblements naissent des initiatives. Se sentir entouré et soutenu dans sa démarche, voilà un puissant moteur pour persévérer dans nos actes bio-cohérents.
Les raisons d’agir sont claires : nous le faisons pour l’avenir de nos enfants et le présent de nos frères humains et animaux ; pour notre santé et notre bien-être ; pour la sauvegarde des espèces et de l’humanité.
A chacun ensuite de trouver la manière d’agir qui lui correspond le mieux : par l’éducation des nouvelles générations, par la diffusion de nouvelles cultures, par le militantisme, ou simplement en étant bio-cohérent soi-même et donner envie à notre entourage de l’être à son tour.













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